Beaucoup redoutaient un basculement politique majeur ce 7 février 2026, pourtant, il s’est finalement déroulé dans un calme inattendu. Entre la fin sans heurts du mandat du CPT, le maintien du Premier ministre en fonction et des discours appelant à la stabilité, cette journée a pris à contre-pied les prévisions, tout en laissant en suspens les défis liés à la sécurité et aux élections.
Cette année, le 7 février, souvent perçu comme un jour d’incertitude, s’est déroulé dans une atmosphère de calme relatif. Nombreux étaient ceux qui redoutaient que cette date marque un tournant majeur, voire un bouleversement politique. Pourtant, la journée a été marquée par un étonnant revirement de situation, qui a surpris tant les observateurs que la population.
Le départ des membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) s’est déroulée sans encombre. Le dernier coordonnateur, Laurent St-Cyr, a prononcé son discours, soulignant l’importance de ce moment historique pour le pays. Contrairement aux attentes de nombreux analystes, le Premier ministre Alix Didier Fils Aimé a été confirmé dans ses fonctions et reste ainsi en place, ce qui a apaisé les tensions qui prévalaient depuis plusieurs semaines.
La journée du 7 février avait débuté sous un ciel pluvieux, avec des averses répétées, un climat qui n’a pas empêché le bon déroulement des événements. La cérémonie de fin de mandat du CPT s’est tenue comme prévu à la Villa d’Accueil. Par la suite, un discours à la nation a été prononcé par le Premier ministre, Alix Didier Fils Aimé, qui a transmis un message de stabilité et d’unité nationale. Il a affirmé son engagement à poursuivre ses responsabilités et à continuer de gouverner, soulignant exprimant ainsi son désir de maintenir le cap malgré les défis à venir.
Cependant, la crise sécuritaire demeure un défi majeur. Depuis plus de quatre ans, le pays est en proie à une insécurité aiguë, exacerbée par la montée des groupes armés et la faiblesse de l’État. Cette situation reste l’un des enjeux les plus préoccupants pour le gouvernement, qui doit trouver des solutions urgentes pour restaurer la sécurité et l’ordre dans le pays.
À cela s’ajoute l’incertitude liée aux élections, qui n’ont toujours pas eu lieu depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse. Alors que la population attend toujours une feuille de route claire pour la tenue de ces élections, la question reste entière : le Premier ministre sera-t-il à la hauteur de ses promesses ? En effet, bien qu’il ait désormais les leviers du pouvoir en main, il doit encore convaincre les citoyens et les acteurs politiques qu’il peut mener à bien ces réformes cruciales.
Ainsi, malgré l’issue relativement calme de ce 7 février, de nombreuses interrogations demeurent. Le temps nous dira si Alix Didier Fils Aimé saura relever les défis de la sécurité et de l’organisation des élections, afin de restaurer la stabilité dans le pays. Pour l’heure, l’avenir politique d’Haïti dépend largement de sa capacité à tenir ses engagements face à une situation toujours plus complexe.