Ce jeudi 1er octobre 2026, au stade olympique Félix Sánchez de Santo Domingo, les Grenadiers affrontent la République dominicaine pour le compte de la troisième journée du groupe A de la Ligue des nations de la CONCACAF (Ligue A). Les deux sélections arrivent avec le même bilan, six points après deux journées. Au-delà de l’enjeu du classement, cette affiche entre les deux voisins de l’île s’annonce chargée d’une dimension historique et émotionnelle particulière.


Ce jeudi 1er octobre 2026, au stade olympique Félix Sánchez de Santo Domingo, les Grenadiers affrontent la République dominicaine pour le compte de la troisième journée du groupe A de la Ligue A de la Ligue des nations de la CONCACAF. Les deux sélections arrivent avec le même bilan, six points après deux journées. Au-delà du classement, cette affiche entre les deux voisins de l’île s’annonce chargée d’une dimension historique et émotionnelle particulière.
Les deux sélections se sont affrontées à 14 reprises entre 1976 et 2013, selon les statistiques disponibles. Haïti compte neuf victoires, contre trois pour la République dominicaine, tandis que les deux autres rencontres se sont soldées par un nul. Chez les jeunes, la dynamique reste également favorable aux Haïtiens. Récemment, la sélection haïtienne des moins de 14 ans a largement dominé son homologue dominicaine (6-1) en demi-finale du CFU U14 Challenge.
Mais ces précédents ne pèseront que très peu au moment du coup d’envoi. Les deux équipes abordent cette rencontre avec une confiance renforcée par leurs deux premières journées réussies.
Sous la direction de David Badía, les Grenadiers ont parfaitement lancé leur campagne. Après un succès spectaculaire contre Trinidad-et-Tobago (3-2), obtenu dans les dernières minutes grâce notamment à un but décisif de Wilson Isidor, Haïti a confirmé face au Costa Rica avec une victoire plus maîtrisée (2-0).
Cette deuxième prestation a surtout mis en évidence la solidité du collectif haïtien. Les Costariciens ont terminé la rencontre avec 56 % de possession, mais les Grenadiers ont su défendre leur avantage avec discipline et efficacité. En laissant davantage le ballon à leur adversaire pour mieux contrôler les espaces, les hommes de Badía ont démontré leur capacité à s’adapter au scénario d’un match. Le gardien Alexandre Pierre a également joué un rôle déterminant avec sept arrêts décisifs, contribuant largement à préserver le clean-sheet haïtien.
En face, la sélection dominicaine arrive elle aussi avec six points. Les coéquipiers de Mariano Díaz ont d’abord battu le Nicaragua (3-2), avant de s’imposer à Port-d’Espagne face à Trinidad-et-Tobago (2-1). La République dominicaine dispose d’une équipe capable d’accélérer rapidement dans les transitions offensives, avec des joueurs comme Rosario, Mörschel et Díaz. Sa capacité à réagir constitue également un atout.
Les Dominicains ont toutefois encaissé à chacune de leurs deux premières rencontres. Leur difficulté à conserver une avance de deux buts face au Nicaragua a notamment mis en évidence certaines fragilités défensives que les Grenadiers pourraient chercher à exploiter.
Sur le terrain, cette rencontre devrait donc opposer deux styles, un collectif haïtien compact, discipliné et efficace, face à une équipe dominicaine davantage portée vers la mobilité et les transitions offensives, mais fébrile défensivement.
Pour beaucoup de supporters haïtiens, l’affiche porte la mémoire des tensions migratoires et des expulsions parfois à la limite de l’humiliation. L’attente d’une revanche symbolique est la seule qui compte réellement pour le public Haïtien.
FHM


