Le 30 mars 2025, Donald Trump, a relancé une polémique qui ne cesse de hanter le paysage politique américain. Dans une interview accordée à NBC, il a déclaré ne pas « blaguer » lorsqu’il envisageait la possibilité de briguer un troisième mandat présidentiel, malgré l’interdiction explicite formulée par le 22e amendement de la Constitution américaine.
Aux states, cette semaine a débuté avec une ènième confession de Donald Trump sur sa soif de pouvoir. Celle-ci, son intention de se présenter pour un troisième mandat, sur les ondes de la NBC. « Il existe des méthodes pour faire ça », a-t-il assuré, ajoutant que « beaucoup de gens veulent que je le fasse », tout en nuançant qu’il était « trop tôt pour y penser sérieusement ». Cette sortie, loin d’être anodine, fait poser de sérieuses questions sur les intentions de Trump, les limites du système démocratique américain et les précédents historiques qui pourraient inspirer une telle ambition.
Une déclaration provocatrice, mais constitutionnellement bloquée
Le 22e amendement, ratifié en 1951, est clair : « Nul ne peut être élu à la fonction de président plus de deux fois, que ces mandats soient consécutifs ou non. » Adopté après les quatre mandats consécutifs de Franklin D. Roosevelt (1933-1945), ce texte visait à empêcher la concentration excessive du pouvoir exécutif et à garantir une rotation démocratique. Trump, ayant déjà exercé un premier mandat de 2017 à 2021 et entamé son second en janvier 2025, atteint donc la limite légale avec ce dernier. Pour envisager un troisième mandat en 2028, il faudrait modifier la Constitution, un processus d’une complexité redoutable.
Une telle modification nécessite une proposition adoptée par les deux tiers des membres du Congrès (Chambre des représentants et Sénat), suivie d’une ratification par trois quarts des États, soit 38 sur 50. Actuellement, les républicains contrôlent les deux chambres, mais leur majorité reste étroite (53 sièges au Sénat contre 47, et 218 contre 215 à la Chambre). Même avec un Congrès favorable, rallier 38 États, dont plusieurs sont dirigés par des démocrates, semble une tâche herculéenne.
Réalisme ou bluff ?
Trump n’a pas détaillé les méthodes qu’il mentionne, laissant place à diverses spéculations. Une hypothèse avancée par certains observateurs et relayée dans des discussions sur X repose sur une interprétation audacieuse du 22e amendement : il interdit d’être élu plus de deux fois, mais ne précise pas explicitement qu’un président ne pourrait pas servir un troisième mandat par d’autres moyens.
Par exemple, un scénario farfelu imagine Trump comme vice-président en 2028, puis accédant à la présidence si le président élu (par exemple, J.D. Vance) démissionne. Cependant, cette idée se heurte au 12e amendement, qui stipule que nul ne peut être vice-président s’il n’est pas éligible à la présidence, rendant cette manœuvre inconstitutionnelle.
Une autre possibilité serait un contournement via une crise institutionnelle. Aux États-Unis, cela pourrait impliquer une remise en question de la légitimité du 22e amendement par des alliés de Trump, voire une tentative de pression sur la Cour suprême, dominée par des juges conservateurs. Toutefois, une telle stratégie risquerait de provoquer une crise constitutionnelle sans précédent, avec des résistances majeures de la part des démocrates, des institutions judiciaires et d’une partie de l’opinion publique.
Enfin, une proposition plus concrète existe déjà : le 23 janvier 2025, le représentant républicain Andy Ogles a déposé une résolution qui vise à amender le 22e amendement pour autoriser un troisième mandat. Bien que symbolique, cette initiative montre un soutien dans l’entourage de Trump. Mais sans un consensus bipartisan et un appui massif des États, elle reste vouée à l’échec.
Les précédents historiques, des leçons du passé
Le cas de Franklin D. Roosevelt (FDR) est central pour comprendre cette question. Élu en 1932, 1936, 1940 et 1944, FDR a brisé la tradition informelle établie par George Washington, qui s’était limité à deux mandats. À l’époque, rien dans la Constitution n’interdisait une réélection indéfinie, et la popularité de Roosevelt, portée par la Grande Dépression et la Seconde Guerre mondiale, lui a permis de rester au pouvoir jusqu’à sa mort en 1945. C’est précisément cette longévité qui a conduit les républicains, majoritaires au Congrès après la guerre, à pousser pour le 22e amendement, craignant qu’un président ne devienne une figure quasi monarchique.
Avant Roosevelt, d’autres présidents avaient envisagé un troisième mandat sans succès. Ulysses S. Grant, après ses deux mandats (1869-1877), s’est présenté en 1880 mais a été battu lors de la convention républicaine. Theodore Roosevelt, après un premier mandat (1901-1909), est revenu en 1912 sous la bannière du Parti progressiste, sans l’emporter. Ces tentatives montrent que, même sans limite constitutionnelle à l’époque, dépasser deux mandats était politiquement et culturellement difficile.
Une stratégie politique plus qu’une ambition réaliste ?
Au-delà des obstacles juridiques, l’âge de Trump pose question. Né en 1946, il aura 82 ans en 2028, un facteur qui pourrait limiter ses ambitions ou sa capacité à convaincre les électeurs. Pourtant, sa déclaration s’inscrit dans une stratégie bien rodée : provoquer, tester les limites et galvaniser sa base. Comme le souligne l’analyste politique Jean-Éric Branaa sur X, Trump cherche à « montrer qu’il peut réécrire les règles du jeu ».
Cela s’aligne avec l’approche de Trump depuis son retour au pouvoir : une présidence marquée par une accélération des décisions (70 décrets en un mois selon certains rapports) et une volonté de défier les normes établies. En évoquant un troisième mandat, il envoie un message à ses adversaires comme à ses partisans : il ne se plie pas aux contraintes traditionnelles.
En l’état, un troisième mandat pour Donald Trump reste juridiquement et politiquement hors de portée sans une révolution constitutionnelle improbable. Les précédents historiques, comme celui de Roosevelt, rappellent que de telles exceptions appartiennent à une époque révolue, avant que les garde-fous démocratiques ne soient renforcés.
Cependant, cette déclaration n’est pas anodine. Elle manifeste une ambition de pouvoir sans limite et une volonté de tester la résilience des institutions américaines. Si les méthodes évoquées par Trump demeurent floues, elles font connaître la tension croissante entre sa vision autoritaire et les principes fondateurs de la démocratie américaine. Pour l’heure, la Constitution tient bon, mais jusqu’à quand face à une telle détermination ?
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